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17.03.2008

Retour au train train

L'esprit humain a cette faculté de se protéger et d'oublier tout seul comme un grand les mauvaises choses pour éviter de se pourrir la vie.

Ce matin après 10j d'arrêt pour maladie, j'ai eu le plaisir de reprendre le train pour aller au travail. Et j'ai eu une illumination. Ce voyage représente l'Enfer en plus petit et avec des odeurs plus fortes et quelques ennuis.

Ennui n°1: En arrivant à la gare, il faut se garer. Mais c'est sans compter sur les parents des adolescents qui prennent le train et qui doivent rester dans la voiture jusqu'au dernier moment, monopolisant par conséquent les places de parking qu'on aimerait bien utiliser et qui ne seront vides que lorsque le train sera parti. C'est vrai qu'il faut protéger ces braves petits. C'est connu, tout le monde veut kidnapper un adolescent.

Ennui n°2: Une fois dans le compartiment chauffé, on découvre que même si il n'y a pas de place, les nouveaux voyageurs jugent nécessaire de venir vérifier, c'est bien normal mais aussi de laisser les portes de tous les compartiments ouverts, accompagnés ainsi par une douce bouffée d'air glacial.

Ennui n°3: Les adolescents (voir plus haut) qui vont à l'école emportent leur outil de travail préféré: le GSM à MP3.  Et si un GSM fait de la musique, ce serait dommage de ne pas en faire profiter tout le compartiment. Même avec oreillette, le son qui en sort parvient toujours à être insupportable.1457458982.JPG

Ennui n°4: Définitement réveillé, le regard traine sur la tablette où il est écrit au marqueur indélébile: "Mairde à Kévine ki est un péteu car c'est maime pas vré qu'il nike Sylvie."

Ennui n°5: Après cette lecture honorante, le voisin d'à côté est en grande conversation avec un quidam qui doit être sourd au vu de l'énergie mise à hurler dens le téléphone.

Ennui n°6: Certains voyageurs quittant plus tôt que d'autre, ils libèrent les places et tout naturellement le principe d'extension continue veut que l'on s'éloigne de son voisin précédant. Lorsque l'on a déplacé son sac sur le porte-bagage voisin, le siège a été envahi par le dernier ado qui traînait par là et avait besoin de place pour mettre ses pieds sur la banquette. 

Ennui n°7: Une heure de trajet insupportable plus tard, on arrive à Bruxelles, et descendre signifie se battre pour passer au travers des nouvelles victimes qui refusent de vous laisser decendre par peur de ne pas pouvoir monter. C'est sur que le train part souvent sans les voyageurs!

Et là, on arrive au travail.

L'esprit humain ne conserve que les meilleurs souvenirs. CQFD.

 

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