30.07.2008
Réveil
Doucement, tout doucement, la lumière me brûle les paupières.
Une musique d'anges furieux envahit l'espace avec violence contenue.
Mon coeur lourd d'espoir renouvelé se souvient d'enfants perdus,
de coeurs éperdus et de chiens hurlant un tendresse perdue.
Mon coeur meurtri par l'absence annoncée se remet mal de son réveil.
Combien de temps, trop peut-être.
Combien de douleur faut-il endurer pour ne plus avoir mal?
Combien de matins pluvieux pour un soleil d'hiver?
Combien de baisers éperdu pour oublier la langueur?
Il est de ces amours qui ne finissent pas.
On voudrait parfois qu'ils en soient tellement qui ne débutent jamais.
D'enfer ou d'outre-tombe, la carcasse de l'amour se renaît de descendre.
Tremblez mortel, ce matin vous revoit comme chaque fois dans votre splendeur originelle.
Ne l'oubliez pas, lui, ne vous oubliera jamais.
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